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21 décembre 2014

Un regard protestant sur la situation des chrétiens d’Orient

 

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A quelques jours de Noël, et alors que le débat enfle sur le sort des chrétiens d’Orient, voici une interview salutaire. Elle a été réalisée par Emmanuel Roland, et est publiée sur le site de Regards Protestants. L’interviewé est libanais orthodoxe. Il s’appelle Michel Nseir, il est le responsable du Programme du Moyen Orient au Conseil œcuménique des églises. S’il n’ignore rien du sort de ces communautés dont l’origine remonte aux premiers temps du christianisme, il récuse une lecture purement confessionnelle des événements. De quoi sont victimes les chrétiens dans le monde arabe ? « Des mêmes difficultés que l’ensemble des autres citoyens. Tous les régimes de ces pays sont soit féodaux, soit militaires, soit totalitaires – souvent un mélange de tout cela – des régimes qui utilisent la violence systématique pour réprimer toute opposition, d’où qu’elle vienne. Ils ne font aucune distinction entre chrétiens et non-chrétiens ». Pour Michel Nseir, les Chrétiens d’Orient sont surtout le « maillon le plus faible ». Extraits.

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26 octobre 2014

Tunisie : "L'affaiblissement de l'Etat est la principale menace"

 

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Menace terroriste et sécuritaire, désillusion des électeurs, affaiblissement de l’Etat. Ce sont pour Kamel Jendoubi les trois menaces qui conditionnent le climat des élections législatives tunisiennes. Il connaît bien la machine électorale, pour avoir été, en 2011, président de l'Instance Supérieure indépendante des élections (ISIE).  C’est-à-dire l’homme, opposant de longue date à l'ancien régime, qui avait organisé et réussi la tenue des premières élections libres de l’après-Ben Ali. Inquiet, Kamel Jendoubi estime qu’il faut maintenant jouer le jeu des institutions, qu’on ne peut plus revenir sur la Constitution. Il estime aussi que les retards dans son adoption ont eu un poids déterminant dans la montée de la menace terroriste, notamment en raison du jeu ambigu d’Ennahda, le parti islamiste. La plus grande menace, selon lui, n’en reste pas moins le délitement de l’Etat issu de l’indépendance. Celui-là même dont Ben Ali et son clan s’était accaparé, mais que l’instabilité chronique de l’après révolution risque de détruire. Au plus grand bénéfice du crime organisé, de la contrebande, et des islamistes. Entretien.

Crédit photo : Daniel Fouray

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23 octobre 2014

Tunisie : la transition continue

 

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Un petit miracle. Fragile. Mais un petit miracle tout de même. Trois ans et demi après les soulèvements arabes, un petit pays tient encore le flambeau de sa propre transition démocratique. Ce pays, c’est la Tunisie, où les électeurs votent, ce dimanche, pour élire leurs députés. Et pour asseoir un peu plus la première constitution arabe qui consacre autant la démocratie représentative, la parité hommes-femmes, le droit de ne pas croire.

Crédit photo : Reuters Zohra Bensemra - Une manifestante tunisienne qui proteste contre le parti islamliste Ennahda en octobre 2011, lors des premières élections libre. 

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06 octobre 2014

La question Assad reste entière pour Paris....

 

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C’est depuis 2011 le tourment des chancelleries occidentales. Sur la lancée des événements tunisiens et égyptiens, Paris et Washington pensaient, il y a 3 ans et demi, que le départ d’Assad était devenu inéluctable. Au point d’annoncer, à plusieurs reprises, dans la bouche de ministres des affaires étrangères de droite comme de gauche, la phrase fatidique, comme une sentence sans appel : « Assad doit partir ». En diplomatie, cela s’appelle un changement de régime. Les Américains en ont favorisé un certain nombre depuis qu’ils dominent le monde. Les Soviétiques firent de même au temps de la guerre froide. Mais, lorsque nos ministres disaient : « Assad doit partir », était-ce un ordre ? Une certitude ? Un vœu pieu ? Depuis, Assad n'est pas parti. Aussi, l’information publiée aujourd’hui par le quotidien Le Monde, selon laquelle les services de renseignement français auraient tenté d’établir un lien direct avec le régime de Damas, est particulièrement importante.

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09 août 2014

"Ce qui est acquis, c'est l'explosion de l'Irak" - Entretien avec Olivier ROY

Roy.jpgL’histoire se répète-t-elle à Gaza ?

Si on s’en tient aux protagonistes, oui,  l’histoire bégaye. C’est la troisième opération militaire israélienne pour réduire la capacité militaire du Hamas et toutes ces opérations ont échoué. Les capacités du Hamas ont été limitées, mais dans deux ans on sera revenus à la case départ. Par contre, sur le plan régional, c’est très différent. Et là on est prisonniers d’une espèce de temps médiatique. Un événement occultant tous les autres. On n’a parlé depuis trois semaines que de Gaza et de ses répercussions en Europe, or le conflit israélo-palestinien n’a rassemblé à Paris que quelques milliers de personnes dans les rues. Dans le monde arabe, il n’y a rien eu. D’habitude il y a toujours d’énormes manifestations à Casablanca. Là, rien. Au Caire, rien. Pour une raison simple. C’est que les autres pays arabes ont d’autres choses à penser. Donc, je dirais que ce qui se passe à Gaza confirme selon moi la marginalisation du conflit israélo-palestinien par rapport à la géostratégie du Moyen Orient.

Cet entretien avec Olivier Roy, Professeur à l'Institut Européen de Florence, a été publié, dans une version courte, dans l'édition du samedi 9 août de Ouest-France.

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20 juin 2014

Ni empires ni nations... un chaos durable au Proche Orient ?

 

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Les cartes géographiques, ce sont les vainqueurs qui les dessinnent. Souvent, après un acte de force.  Généralement autour d’une table, au pied d’un traité de paix. Mais parfois aussi, en catimini. Ainsi, il y a cent ans, en mai 1916, la carte du Proche Orient fut-elle redessinée par deux hommes. Un Britannique, Sir Mark Sykes, et un Français, François-Georges Picot. Ils tracèrent  une ligne dans le sable. Pendant que les poilus croupissaient dans les tranchées, la diplomatie préparait l’avenir.

 

Crédit Photo : une carte extraite d'un article publié en 2006 sur le site Armed Forces Journal, indiquant la méthode suivie pour attiser les guerres civiles et les tensions ethniques afin de redessiner les frontières

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17 juin 2014

Mister Sykes, Monsieur Picot, where are you?

 

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STRATEJI-ANALIZ ORTADOGU’NUN ESKI SÖMÜRGECI GÜÇLERI BIRBIRININ ALANINA KARISMIYOR… AMERIKA KIM - Windows Internet Explorer.jpgL’un des grands connaisseurs du Proche Orient, le grand reporter et écrivain Robert Fisk, l’affirmait de façon catégorique dans son quotidien, The Independent, ce week-end. Ce qui est en train de se passer en Irak marque la fin du découpage du Proche Orient tel que nous l’avons connu depuis près d’un siècle. En fait, la fin du fameux accord secret que signèrent, en mai 1916, deux diplomates : le Britannique Sir Mark Sykes et le Français François-Georges Picot. Nous sommes alors en pleine Première Guerre mondiale, et à Londres comme à Paris il ne fait aucun doute que parmi les victimes de ce conflit, on comptera l’Empire Ottoman. Les deux capitales décident alors de se répartir les zones d'influence. Il s’agit de redessiner les contours des provinces d’Orient de cet empire. Les territoires qui de l’Anatolie au Nil et du littoral méditerranéen au Tigre et à l’Euphrate appartiennent aux Etats modernes que nous connaissons : Liban, Syrie, Irak, Jordanie, Palestine, Israël. Les deux hommes tracent une ligne diagonale sur cet espace, du Nord-Est au Sud-Ouest. La France se réserve initialement le Liban, la Syrie et la région de Mossoul (en Mésopotamie) sur laquelle les Britanniques reprendront la main dans un deuxième temps, forts de leurs succès militaires. La Grande Bretagne, elle, s’adjuge le reste de l’Irak, la Transjordanie, elle laisse dans un premier temps la Palestine sous mandat international mais finira par la prendre dans son giron, lorsque l’accord ne sera plus secret mais confirmé à la Conférence de San Remo, en 1920.

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16 juin 2014

L'axe du mal renversé : vers une coopération USA-Iran contre les Djihadistes

 

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Les négociations sur le programme nucléaire irakien avaient ouvert la voie à une normalisation des relations américano-iranienne. La déstabilisation de l’Irak paraît sur le point de la consacrer. Car l’avancée au Nord de l’Irak des troupes djihadistes de l’EIIL, l’Etat islamique en Irak et au Levant, est en train de changer la donne. La faiblesse du Premier ministre irakien, le chiite al-Maliki, son incapacité ou plutôt son refus d’intégrer la communauté sunnite au pouvoir, ont ouvert un boulevard à l’EIIL. Forte de se soutiens financiers en provenance du Golfe et de ses moyens en armes, en hommes et du retournement de milliers de soldats sunnites au sein de l’armée. Le blitz de l’EIIL exige une réaction rapide, que le gouvernement de Bagdad est incapable de lancer. Pour éviter la création d’un Djahidistan, à cheval entre la Syrie et l’Irak, les Occidentaux ne peuvent plus compter que sur les Kurdes, sur … Assad et sur…  Téhéran. Par la voix de John Kerry, le Secrétaire d’Etat, les Etats-Unis ont ainsi fait savoir ce lundi qu’ils étaient prêts à collaborer avec l’Iran pourvu que la progression de l’EIIL soit stoppée.  « Je n’excluerais rien qui puisse être constructif » a-t-il déclaré.

Crédit photo : capture d'écran de l'état des positions de l'EIIL au 10 juin, par l'Institut of War

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15 juin 2014

Identité et mémoire juive en pays arabe : un appel à la directrice de l'Unesco...

 

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Le 12 juin, la directrice générale de l'Unesco recevait deux délégations d'organisations juives, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) et le JJAC (Justice for Jews from Arab Countries), qui tient actuellement son congrès à Paris. Au cours de cette rencontre, Yves Fedida, qui milite depuis de nombreuses années pour la mémoire des communautés juives d'Egypte, a fait cette adresse à Mme Irina Bokova. Ce texte témoigne, comme tant d'autres lorsque le récit d'une histoire personnelle en dit plus long que tous les discours, de la terrible détérioration du vivre ensemble au Proche Orient depuis un demi-siècle. En 1940, plus de 80 000 Juifs vivaient en Egypte, ils ne sont que quelques dizaines aujourd'hui. Il nous semble opportun d'en relayer la diffusion de ce texte diffusé par le Crif dans son bulletin du 13 Juin.

 

 

Madame le Directeur Général,

Je suis né juif en Égypte il y a près de 70 ans. J'aurai pu naître musulman à Haïfa ou Chrétien à Beyrouth. Cependant cette naissance m'interdit à ce jour de célébrer mon histoire, de mettre en valeur mon passé et de préserver ma culture. À l'exception d'un court intermède de quelques années au cinquième siècle de notre ère, l'Égypte a compté une communauté juive de manière ininterrompue depuis le sixième siècle avant notre ère.

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13 juin 2014

Mossoul : une alliance entre les anciens baasistes et l'EIIL ?

 

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Orient XXI - Windows Internet Explorer.jpgLa prise de Mossoul a-t-elle été favorisée par une alliance entre les combattants de l'EIIL, l'Etat islamique en Irak et au Levant, et les anciens réseaux baasistes de feu Saddam Hussein? C'est ce qu'affirme Feurat Alani, (ancien correspondant de Ouest-France en Irak) dans un long article paru aujourd'hui sur le site de la revue numérique Orient XXI. Voici un extrait :

« L’amalgame que Al-Maliki faisait de l’insurrection entre « les membres d’Al-Qaida et les baasistes » est devenu une réalité. Des groupes d’insurgés autrefois rivaux et aux idéologies opposées coopèrent désormais à Mossoul et dans toute la province de Ninive. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’EIIL n’est pas seule. Abou Imad, combattant et membre d’une grande tribu ayant des ramifications à Mossoul et à Tikrit, était présent lorsque l’armée irakienne a fui la deuxième ville d’Irak. Selon lui, la conquête de Mossoul s’est faite avec des membres de l’ancienne armée irakienne. C’est cette dernière qui aurait conseillé de prendre l’aéroport de Mossoul, le siège de la télévision locale et le gouvernorat. « Mossoul a beaucoup de points en commun avec Bagdad. C’est une grande ville où toutes les confessions cohabitent. Mais la seule différence avec Bagdad, c’est qu’elle est restée très peuplée d’anciens cadres de l’ancien régime. Aux yeux de Maliki, elle concentre tous les fantasmes et toutes les peurs de l’ancien régime. Il le sait, ce n’est que le début, la prise de la région de Ninive toute entière va provoquer une chute de dominos qui emportera Bagdad », ajoute-t-il.»

L'intégralité de l'article, c'est ICI