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23 juin 2012

L'Église travaille à la nouvelle évangélisation

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Le Vatican a publié le document de travail du synode, prévu à Rome du 7 au 28 octobre, qui sera consacré à la nouvelle évangélisation.


Pour consulter ce document cliquer ici.

Ci-dessous, la synthèse qu'en fait le Conférence des évêques de France.

"L'Instrumentum Laboris (document de travail) se divise en une préface, une introduction, quatre chapitres et une conclusion. On rappelle d'emblée que les Conférences épiscopales ont réclamé "de nouveaux instruments et de nouveaux modes de présentation de la Parole, afin qu'elle soit partout compréhensible à l'homme contemporain. Ce synode sera une excellente occasion de partage d'analyses et d'actions, qui aidera les pasteurs et les Eglises locales". 

"Le premier chapitre, intitulé Jésus-Christ, Evangile de Dieu pour l'homme, "rappelle le noyau de la foi chrétienne, ignoré de beaucoup de chrétiens, et entend proposer l'Evangile comme la Bonne Nouvelle valant pour l'humanité présente... La Nouvelle Evangélisation est l'expression de la dynamique interne au christianisme, qui veut révéler au monde l'Evangile, lui faire connaître lemystère de Dieu révélé en Jésus-Christ, et non pas une quelconque réplique à la crise de la foi". 

"Le second, Le Temps d'une Nouvelle Evangélisation, énumère principalement ses enjeux et en décrit la nature. "L'Eglise est appelée à discerner des scénarios pour créer des espaces d'annonce évangélique et d'expérience ecclésiale... Il est besoin de renouveler la pastorale traditionnelle des Eglises particulières, mais aussi d'une nouvelle sensibilité, d'une certaine créativité et audace évangélique envers qui s'est éloigné de l'Eglise". Presque tous les évêques "ont souligné un déficit de vocations sacerdotales et religieuses qui réclame une forte relance pastorale". 

"Transmettre la foi est le titre du troisième chapitre. "Le but de la Nouvelle Evangélisation est que l'Eglise transmette la foi dont elle vit. Par conséquent, tous les chrétiens sont appelés à l'effort... Il peut y avoir des obstacles internes à l'Eglise, comme une foi passive et individuelle, le refus d'une éducation à la foi, une distinction entre foi et vie. Il y en a en dehors de la vie chrétienne, telle lasécularisation, le nihilisme, le consumérisme et l'hédonisme... C'est pourquoi l'Année de la foi constitue un appel pressant à la conversion. Transformé par la foi, chaque fidèle, chaque communauté donnera des fruits de la foi, l'engagement oecuménique, la recherche de la vérité, ledialogue interreligieux, le courage de dénoncer infidélités et scandales au sein de la communauté". 

"Le dernier chapitre de l'Instrumentum s'intitule Raviver l'action pastorale. Il expose les méthodes utilisées et constamment améliorées depuis la première annonce chrétienne, et cherche des formules d'adaptation au contexte socio-culturel contemporain. En particulier, "il faut mieux comprendre la dimension théologique, l'ordonnancement des sacrements de l'initiation chrétienneculminant dans l'Eucharistie, réfléchir à des modèles capables de traduire concrètement l'approfondissement espéré". 

"En conclusion, "Nouvelle Evangélisation signifie répondre de notre foi en communiquant le Logos de l'espérance à un monde qui aspire à être sauvé."


Commentaires

Je veux bien parier que la "Nouvelle" Evangélisation n'aura pas plus d'effet aujourd'hui qu'il y a dix ans quand le cardinal Jean-Marie Lustiger avait lancé sa "Nouvelle Evangélisation" dans le diocèse de Paris.
Il s'agissait déjâ de ramener les "carholiques" à la pratique dominicale, leurs enfants au catéchisme, leurs aînés dans les séminaires ou les couvents.

Peine perdue toutes les courbes ont continué à plonger.

L'explication est simple, les chrétiens ne rejettent pas les valeurs évangéliques traditionnelles (amour du prochain, charité, compassion, tolérance, partage, pardon, etc.),  mais ils rejettent l'usine à gaz dogmatico-catéchétique bâtie autour de profonds ineffables et insondables "mystères" auxquels personne ne comprend rien et qui sont le plus souvent en totale contradiction avec la raison et les connaissances scientifiques.

Pour reprendre une expression du père Henri Denis cela ne fait plus partie du croyable disponible de nos concitoyens. Tout au moins en Occident.

Écrit par : François Vauclin | 23 juin 2012

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Je suis profondément d'accord avec vous. Je crains que l'Eglise ne se serve de cette usine à gaz pour masquer son inaction dans le monde réel et que son organisation pyramidale n'ait pas encore intégré les principes de la démocratie moderne.

Écrit par : François Hallauer | 23 juin 2012

Pour moi l'évangélisation de notre époque doit s'apparenter à ce qui se fait en Afrique en matière de catéchèse et liturgie. Avoir créé une nouvelle commission ne sert strictement à rien, il suffit d'appliquer les mêmes règles disciplinaires en Afrique et en Europe. Les chrétiens douillets et ramollis de notre vieil Occident râleront encore une fois, je sais, mais l'Evangile n'est pas fait pour les tièdes. Toute autre méthode autre que évangélique ne fait qu'entériner la faillite de nos vieilles stuctures ecclésiales.

Écrit par : joachim | 23 juin 2012

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Je ne donne plus mon avis, j'attends la suite de tous les événements prédits par Notre-Dame. Je constate qu'au Gabon, les Africains sont plus catholiques qu'ici et qu'ils sont heureux.

Écrit par : catho toujours | 23 juin 2012

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L'important n'est pas tant l'objectif de la nouvelle évangélisation que la méthode pour l'atteindre.
Or le constat de la situation fait par le Vatican des raisons de "l'apostasie silencieuse" des catholiques laisse déjà mal augurer de la suite. Les mentions relatives à la foi" passive" ou "tiède" de certains croyants pour expliquer l'échec de l'église à transmettre l'Evangile, relève à mon avis de l'erreur manifeste d'appréciation.

Il apparaît au vu du document de travail, que cette réflexion procède essentiellement d'une logique de système( cf raviver l'action pastorale) qui a peu de chance de prendre racine et de s'intégrer dans la réalité économique et sociale psychologique ou spirituelle d'un monde en mutation.

Une raison d'espérer cependant le document mentionne que les réponses sont essentiellement d'ordre spirituel

.En effet comme le dit Sulivan: quand le savoir notionnel prend la première place,il rend presque impossible la communion réelle au moment même qu'il entraîne la conviction:il énumère ,désigne en s'embusquant pour surveiller... Car rien n'est pire que de détourner l'existence concrète pour des fins sociales ou même morales, en laissant croire que, dans l'ordre spirituel,l'action naît d'une doctrine. L'action naît d'une expérience intérieure...(Matinales)

Saurons nous le comprendre?

Écrit par : legrand guy | 23 juin 2012

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Jean Paul II avait aussi déjà fait un essai qui n'a rien donné.
A priori c'est plutôt le style : resserrons les rangs, remotivons nos troupes et on pourra fonctionner comme par le passé. Mais ne nous posons pas trop de questions du type : comment procéder pour atteindre l'homme moderne où il est ? Ne serait-il pas temps de réformer un peu l'Eglise ?
Ce ne sont pas les préoccupations actuelles. Pour l'année de la foi, la Congrégation pour la doctrine de la foi commence par rappeler qu'il est erroné de penser que Vatican II ne se situe pas dans la continuité de ce qui précède. Elle préconise des pèlerinages mariaux, des visites à Rome, de lire les écrits du pape, de pratiquer des dévotions du saint sacrement.
J'ai réagi à cela sur mon site
http://georgesheichelbech.blog.lemonde.fr/2012/01/10/pour-l%E2%80%99annee-de-la-foi-rome-annonce-la-couleur/
Evangéliser oui, mais pas n'importe comment.

Écrit par : Heichelbech Georges | 23 juin 2012

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Mon cher George Sheichelbech ,

Je partage votre commentaire ainsi que celui que vous avez mis sur votre site.

Comme vous je ne vois pas trop comment les visites à Rome ou les prières à Marie permettront l'Evangélisation .

J'ai la naïveté de croire que l'évangélisation c'est un peu comme l'alphabétisation, pour alphabétiser il faut des bataillons d'instituteurs, pour évangéliser il faudrait des bataillons de prêtres.
Or, les contraintes imposées aux futurs prêtres ne permettent pas d'attirer les candidats.

Écrit par : François Vauclin | 26 juin 2012

Pour moi, l'évangélisation se fait tout naturellement par l'Esprit Saint quand il vient à nous, tout simplement et quand c'est le cas, nous cheminons sur le chemin du Christ, comme pour aller à l'Eucharistie, pour moi c'est devenu un besoin de me nourrir de la parole de Dieu, de me purifier de ses paroles et assister au repas du Christ, il faut laisser faire le temps, jamais je n'aurais cru qu'un jour je jouisse d'un tel bonheur et d'ailleurs par mon parcours mes enfants me suivent, mon fils de huit ans a été baptisé le mois dernier A SA DEMANDE, je tiens à le préciser et les deux grands 20 et 18 ans cheminent aussi, j'ai semé la graine et eux aussi sèmeront les leurs, pour moi il n'y a aucune politique à mener pour évangéliser ! Que la Paix du Christ soit toujours avec vous !!!

Écrit par : boualem simon | 23 juin 2012

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[Je ne donne plus mon avis, j'attends la suite de tous les événements prédits par Notre-Dame. ]

Et quels sont donc ces évènements annoncés par Notre- Dame, mon cher catho toujours ?

Écrit par : François Vauclin | 25 juin 2012

[Pour moi, l'évangélisation se fait tout naturellement par l'Esprit Saint quand il vient à nous...]

Mon cher Simon Boualem, si ce que vous dites est vrai alors il faut croire que l'Esprit ne fait plus son boulot !

Cela dit il faut encore se mettre d'accord sur ce qu'on entend par Evangélisation.
Si c'est pour transmettre les valeurs chrétiennes universelles ( partage, charité, compassion, solidarité, tolérance...) cela ne devrait pas poser beaucoup de problèmes.

Si en revanche le Magistère veut transmettre les dogmes et les profonds mystères du catéchisme, c'est pas gagné camarade!

Écrit par : François Vauclin | 25 juin 2012

Nouvelle évangélisation ou nostalgie de la civilisation chrétienne?
La manière dont le Vatican pose la question de la "nouvelle évangélisation"est révélatrice d'une approche institutionnelle dont on peut craindre qu'elle soit inadaptée. L'évangélisation est un chantier permanent. Considérer qu'elle aurait été faite puis perdue, c'est se focaliser sur l'apparence et assimiler la foi au seul respect des rites. La vision qui est celle du Vatican d'une "apostasie silencieuse " des catholiques dont la foi serait devenue" tiède" ou "passive" relève, me semble t il d'une erreur manifeste d'appréciation.
Prendre l'Evangile au sérieux, relève avant tout et beaucoup plus du spirituel que du doctrinal, donc de l'intime sur lequel il est toujours téméraire de porter un jugement.
"Car rien n'est pire que de détourner de l'existence concrète pour des fins sociales ou même morales, en laissant croire que, dans l'ordre spirituel l'action naît d'une doctrine. L'action naît d'une expérience intérieure..."(Jean Sulivan in Matinales)

Écrit par : legrand guy | 24 juin 2012

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Prendre l'Evangile au sérieux relève avant tout et beaucoup plus du spirituel que du doctrinal, donc de l'intime sur lequel il est toujours téméraire de porter un jugement dîtes-vous.
Certes,mais il me semble que si 'on se réfère à la Lettre de Jacques une foi qui ne se traduit concrètement en rien de manifeste existe-t-elle vraiment?
Pour ma part je ne pense pas une seconde que Benoît XVI se contente uniquement de rêver d'églises pleines à craquer chaque dimanche.
Je suis absolument persuadé que son but se situe à un niveau infiniment supérieur:

-Faire de nous tous des saints grâce à Dieu.
faire de nous tous des saints grâce ç Dieu

Écrit par : dominique bargiarelli | 25 juin 2012

Pour moi, la "nouvelle évangélisation" c'est pas trop compliqué. Chaque chrétien devrait se demander d'abord qui est le Christ pour lui dans son for intérieur. Je rejoins là le primat du spirituel sur le doctrinal (comme si on pouvait opposer les deux ! ). Si le Christ est le Seigneur, quelle place vais-je lui accorder ? La deuxième, la septième, la sixième, la dernière ou la première ? Si c'est la première, comment cela se traduit-il concrètement ? Qu'est-ce qui change dans ma semaine et ma journée ? Comment je connais le Christ ? Quelles sont les paroles et les actions du Christ selon les évangiles ? Où vais-Le rencontrer ? Comment je vais le servir ? Comment vais-je vivre de son Esprit ? Qu'est-ce que l'Eglise du Christ pour moi ? Que me dit le Christ sur le monde ? Comment communier à la vie active du Christ aujourd'hui ? Etc.

Écrit par : joachim | 25 juin 2012

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Mon cher Joachim, vous posez la bonne question "quelles sont les paroles et les actions du Christ selon les Évangiles ?"

Je ne suis pas théologien, mais il me semble que parmi les paroles de Jésus ( dans la mesure naturellement où elles ont été rapportées par les 4 évangélistes des dizaines d'années après sa mort) il y a toute la prédication caritative compassionnelle tolérante tournée vers la justice et la défense des plus pauvres et des plus fragiles.
Et puis il y a les paroles et les actes qui ressortissent du mythe du fabuleux de miraculeux.
Jésus, éduqué toute sa vie dans une famille juive pratiquante, croyait naturellement aux démons aux anges à l'enfer ( la géhenne du feu) au paradis au dieu qui punissait les méchants et récompensait les bons, et surtout à la venue imminente du Royaume de Dieu.
Hélas, comme disait l'Abbé Loisy, on attendait le Royaume et c'est l'Eglise qui est arrivée.

De nos jours nos contemporains sont sensible à la prédication charitable et aux exemples de chrétiens comme l'Abbé Pierre, Mère Teresa, ou Sœur Emmanuelle.
Ils ont en revanche pris leurs distances avec la figure des théologiens et dogmatiques de tous poils.

Écrit par : François Vauclin | 25 juin 2012

Mon cher François Vauclin, je crois que l'évangélisation se limite pour vous à ce qui est croyable selon vos dispositions personnelles. Or, si on commence à faire le tri dans ce qui nous est présenté du Christ en retenant le plus humain et en rejetant le plus divin, forcément nous n'avons pas le même Christ. Si le Christ n'est pas Dieu, s'il n'est pas ressuscité, s'il n'est pas capable de faire un seul miracle ou de chasser les esprits mauvais, si les évangiles nous racontent une histoire pour enfants, si Jésus ne voulait pas d'Eglise, pour ma part, je ne serais plus chrétien et je n'évangéliserais certainement pas. La question de la nouvelle évangélisation ne devrait même plus se poser pour vous, non ?

Écrit par : joachim | 25 juin 2012

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Mon cher Joachim, quel est le plus important, suivre la prédication de Jésus et l'exemple de sa vie, ou "croire" aux miracles aux ascensions aux assomptions aux naissances virginales aux virginités perpétuelles aux immaculées conceptions  aux transsubstantiations aux apparitions mariales ?

Je respecte naturellement ces croyances, je dis simplement que dans les pays culturellement et scientifiquement développés de telles croyances seront de plus en plus difficile à transmettre.

Le conflit entre la foi et la raison est redoutable, les papes en sont parfaitement conscients qui ne cessent de proclamer contre toute évidence qu'il n'y en a pas, comme pour conjurer le sort.

Ils se consolent en affichant les statistiques sur les vocations en Afrique ou en Amérique Latine, mais ils savent pertinemment que dès que ces pays sortiront de leur sous-développement économique et culturel ils suivront la voie de la sortie de la religion.

Écrit par : François Vauclin | 26 juin 2012

Mon cher Joachim, vous me parlez des miracles de Jésus. 
Faisons l'hypothèse que Jésus ait eu le pouvoir de guérir les lépreux de rendre la vue aux aveugles de ressusciter les morts, ou d'apaiser les tempêtes d'un geste de la main, voulez-vous le dire ce qui l'a empêché d'éradiquer les maladies, de supprimer la mort, et de suspendre les calamités naturelles ?

Écrit par : François Vauclin | 26 juin 2012

Mon cher, peu m'importe que Jésus ait fait tous les miracles rapportés par les évangiles, l'essentiel est dans sa divinité et sa Résurrection. Si un Dieu ne peut faire un seul miracle, il n'est certainement pas Dieu, comprenez-vous ? Si Jésus est seulement le plus sympathique des hommes, cela ne suffit jamais pour croire dans le salut du monde. Il me faudrait chercher une autre religion. Enfin, si Jésus, si Dieu n'ont pas éradiqué et n'éradiquent toujours pas le mal sur terre d'un coup de baguette magique, c'est par respect de notre liberté. Les miracles de Jésus sont à comprendre d'abord comme des signes et non comme des actes de magie.

Écrit par : joachim | 26 juin 2012

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Joachim ,je pense que vous connaissez bien sûr l'expression:
"On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif" alors quand en plus le quadrupède en question a la phobie de l'eau... , et c'est en homme d'expérience que je parle...

Écrit par : dominique bargiarelli | 26 juin 2012

[ Enfin, si Jésus, si Dieu n'ont pas éradiqué et n'éradiquent toujours pas le mal sur terre d'un coup de baguette magique, c'est par respect de notre liberté. ]

Mon cher Joachim, expliquez-moi en quoi délivrer quelqu'un de la maladie de la famine ou de la mort est attenter à sa liberté !!

Ce genre de catéchèse est à la fois intransmissible et provocatrice !

Écrit par : François Vauclin | 26 juin 2012

Les miracles de Jésus sont à comprendre d'abord comme des signes.
Fort bien Joachim, et des signes de quoi ?

Regardez bien mes chers frères je peux d'un geste de la main multiplier les pains et les poissons, je peux donc éradiquer la faim dans le monde, mais je ne le ferai pas car ce serait "attenter à la liberté" des petits Biaffrais qui crèvent de faim!?

D'un geste de la main je calme la tempête, mais je n'empêcherai pas les tsunamis car ce serait "attenter à la liberté" des japonais de Fukushima!

Je peux rendre la vue aux aveugles mais je n'éliminerai pas la cécité car ce serait "attenter à la liberté" de ces pauvres aveugles, et comme je suis infiniment bon je ne veux surtout pas les priver de leur liberté.

C'est ça votre catéchèse mon cher Joachim ?

Écrit par : François Vauclin | 27 juin 2012

L'évangélisation nouvelle - ou la nouvelle évangélisation appelez ça comme vous voulez - ne fait que commencer. Elle répond assez bien aux aspirations de nos contemporains quand elle est "nouvelle dans ses méthodes, son ardeur et son expression" (Jean-Paul II). Il suffit d'aller évangéliser avec les groupes de jeunes d'aujourd'hui pour s'en rendre compte. Gare aux mauvaises interprétations sur ce sujet... comme je viens de l'écrire dans ce billet sur mon blog (www.jesusprems.com). Cela intéressera sûrement les lecteurs de Ouest France.

Écrit par : Jean-Baptiste Maillard | 26 juin 2012

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Jean-Baptiste Maillard, quelles sont donc ces nouvelles façons d'évangéliser, ces nouvelles "méthodes", ces nouvelles "expressions"  ( pour reprendre les termes de Jean-Paul II ) ?

Prenons l'évangélisation des enfants, autrement dit le catéchisme, que proposez-vous comme nouvelle "expression" du catéchisme ?

Il me semble que ce ne sont pas les "méthodes" qui manquent, il suffit de voir à La Procure le nombre de documents illustrés ( parfois sous forme de BD) qui ont été publiés pour toutes les tranches d'âge !

Le problème Jean-Baptiste c'est moins la forme que prend cette catéchèse que son contenu.

Si vous voulez  raconter aux enfants l'histoire édifiante d'un homme nommé Jésus qui très tôt fait preuve de talents extraordinaires ( une sorte de surdoué) qui, comme Mozart en musique, était capable d'enseigner dans les synagogues à l'âge de 12 ans, puis qui tout au long de sa vie a preché le beau et le bien, pour finalement mourir martyrisé par des brutes romaines après avoir été dénoncé par d'hypocrites grands-prêtres,  alors votre catéchèse passera très bien.

En revanche si devant ces enfants de 10 ou 12 ans vous venez leur raconter que si les mamans souffrent quand elles accouchent ou que si nous mourrons physiquement c'est parce que le premier homme a offensé Dieu en piquant ses pommes dans un jardin merveilleux dans lequel les lions étaient herbivores et paissaient avec les gazelles, je vous souhaite bien du bonheur.

Vous allez me dire que je suis stupide et que bien entendu on ne va pas leur expliquer la création de l'homme et son péché originel comme cela.

Parfait, mais alors vous leur racontez comment cette création de l'homme ex nihilo, et cette terrible offense faite à dieu par le premier couple d'humain qui avait été créé immortel dans un monde où la mort physique ( je dis bien "physique") n'existait pas ?

Vous voyez bien que dès la première leçon du catéchisme ( car toutes les catéchèses commencent par la création du monde et le péché originel) vous êtes complètement bloqué par l'ineptie de ce que vous voulez transmettre.

Mon petits-fils de 6 ans qui vit à Amsterdam, parle  couramment  3 langues, est passionné d'échecs, vient de passer ceinture jaune de judo, sait bien entendu lire et écrire et connaît déjà très bien l'histoire des dinosaures et de la filiation de l'homme avec les singes, vous ne lui ferez jamais avaler la fable de cet Éden avec homme immortel créé ex nihilo et requins bouffant du plancton!

Idem quand vous lui raconterez que Jésus marchait sur l'eau et pouvait la transformer en vin.

L'Eglise n'a toujours pas compris que Darwin et la science ont totalement bouleversé notre connaissance du monde et que nos enfants ne sont plus les petits paysans analphabètes à qui ont pouvait faire croire ces fables créationnistes.

Écrit par : François Vauclin | 27 juin 2012

Mon cher François Vauclin, je ne sais pas qui vous a catéchisé, mais je vois qu'il y a du boulot ! Voulez-vous vraiment que l'on reprenne les choses à la base ? Dieu est libre, nous dit la catéchèse, il nous a créés libres. Sinon nous serions de purs animaux, voire des robots. Dieu ne s'impose à personne, il ne peut que proposer son Amour, chaque être humain peut croire ou non en lui. Par notre liberté, nous avons donc le pouvoir de commettre le mal. Dieu ne peut rien contre cette liberté. Il respecte jusqu'au bout et vraiment notre liberté. La nature dans laquelle nous sommes créés et qui est inséparable de nous a elle-même une autonomie par rapport à Dieu. La nature connaît ainsi la maladie, les catastrophes et la mort. Par respect de notre liberté, Jésus ne peut et n'est pas venu éradiquer ces maux par un coup de baguette magique, mais seulement en semant sa Parole et en nous ouvrant à la vie éternelle par le mystère pascal. Par les signes miraculeux, il nous inspire les bons gestes, les bonnes pensées et les bonnes paroles pour combattre le mal. Il nous parle, par ces mêmes signes, de la venue du Règne de Dieu. Imaginons que Jésus ait voulu éradiquer toute la misére du monde comme vous l'entendez, nous ne connaitrions pas la mort, la terre serait déjà vite trop petite pour tous ! Nous deviendrions irresponsables puisque Jésus le Magicien viendrait suppléer à tout bout de champ à nos déficiences. Mais Super-Jésus ne saurait plus où donner de la tête, alors il lui faudrait se démultiplier à l'infini pour servir les envies de chaque être humain.... Tout cela serait évidemment absurde, comprenez-vous ? Bref, vos difficultés importantes dans la foi montrent que nous n'avons pas la même manière de voir le Christ. Je crois en un Dieu libre et donc en l'homme libre (ou capable de liberté).

Écrit par : joachim | 27 juin 2012

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Merci, mon cher Joachim, pour cette belle catéchèse.

Vous me faites penser à ces fans d'horoscopes qui vous disent que les prévisions astrologiques sont vraies puisque c'est écrit par des  maîtres astrologues.

Toutes vos belles définitions de Dieu, vous les tenez de Sa bouche ou des pères de l'Eglise qui eux- même les tenaient d'auteurs bibliques infiniment imaginatifs ?
Comment savez-vous que Dieu est libre qu'il propose un amour qu'il respecte notre liberté ?
Quelle preuve concrète et rationnelle pouvez-vous m'apporter ?
Aucune bien entendu.
Tout ce que vous pourrez m'assener c'est l'argument imparable de l'ami Jejomau  : "c'est vrai parce que j'y crois" ! 

Écrit par : François Vauclin | 27 juin 2012

Non, ce n'est pas vrai parce que j'y crois, mais c'est au moins peut-être vrai et, en même temps, ce n'est pas incroyable. C'est justement là que joue notre liberté de croire ou de ne pas croire. Personnellement, je n'arrive pas à croire, malgré tous mes efforts, en un Dieu qui nous voudrait du mal ou qui chercherait notre malheur. Je suis athée d'un tel dieu. Je préfère croire au Dieu d'Amour (1 Jn 4) révélé dans la Bible en Jésus Christ. Cette Bible, en ce qu'elle nous présente d'essentiel, est crédible et croyable. Pour ma part, je fais le choix de croire, mais je respecte ceux qui font un autre choix. A chacun de se déterminer librement selon ses connaissances et sa conscience.

Écrit par : joachim | 27 juin 2012

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[Personnellement, je n'arrive pas à croire, malgré tous mes efforts, en un Dieu qui nous voudrait du mal ou qui chercherait notre malheur. Je suis athée d'un tel dieu. Je préfère croire au Dieu d'Amour.]

Moi aussi Joachim je préfèrerais que le Dieu tout- puissant soit un Dieu d'amour.
Mais en pratique on a du mal à croire à cet amour, quand on voit toutes les calamités dont sont victime les hommes et la non-intervention de ce Dieu tout-puissant.

Écrit par : François Vauclin | 27 juin 2012

[Pour ma part, je fais le choix de croire, mais je respecte ceux qui font un autre choix. A chacun de se déterminer librement selon ses connaissances et sa conscience.]

D'accord avec vous Joachim.

Écrit par : François Vauclin | 27 juin 2012

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Parfaitement Joachim, et il serait bon également que ceux qui refusent de partager cette foi cessent de prendre les autres manifestement pour des demeurés.

Écrit par : dominique bargiarelli | 28 juin 2012

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@François Vauclin. Dieu n'intervient pas de manière magique tout simplement parce qu'il ne le peut pas. Sa Toute puissance réside en effet dans l'Amour et non dans le déterminisme de toutes nos actions. Dieu est comme un père de famille qui peut parfois se désoler des actions de ses enfants, mais qui ne peut rien contre leur liberté. Toutefois, dans l'ordre de l'Amour et du bien, Dieu ne cesse d'intervenir en notre faveur en nous envoyant des prophètes, son propre Fils et même son Esprit. Il fait tout ce qu'il peut dans l'ordre du bien pour nous sauver. Il nous inspire les bons mots et les bons gestes pour lutter contre le mal et développer le bien. Il nous ressuscitera au-delà de notre mort pour des Cieux nouveaux et une Terre nouvelle. Je ne vois donc pas de meilleure définition de Dieu que celle que nous offre le christianisme. Autrement dit, je préfère être libre et connaître le malheur, plutôt qu'être déterminé dans toutes mes actions et pensées pour connaître seulement le bonheur. Il en va de la dignité humaine à laquelle j'aspire de tout mon être. Et je préfère être homme avec toutes les limites que cela comporte, plutôt que de ne pas exister.

Écrit par : joachim | 28 juin 2012

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