Les gays deux fois plus touchés par le chômage
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Les gays deux fois plus touchés par le chômage


Une étude révèle que les homosexuels sont deux fois plus exposés au chômage que les hétérosexuels. Une discrimination qui s’ajoute à celle des salaires.

Cadres ou pas, les gays en couple ont deux fois plus de probabilité d’être au chômage que les hétéros, selon une étude présentée jeudi à Paris. « Qu’ils soient cadres ou pas ne fait selon nos observations pas de véritable différence », rapporte Ferhat Mihoubi, co-auteur de l’étude avec Thierry Laurent. Selon les deux chercheurs du Centre d’études des politiques économiques de l’université d’Evry, la discrimination varie davantage en fonction de l’âge : ces derniers ont observé que les gays de moins de 40 ans ont encore moins de chance d’accéder à l’emploi.

Selon l'étude, à compétences égales, les recruteurs préfèrent recruter un hétéro, « et cela même si les compétences de ce dernier sont plus faibles », explique le chercheur. Les employeurs veulent ainsi éviter « le risque associé à une perte de marché », qui pourrait être dû à l’embauche d’un homosexuel.

Les cadres gays payés 9% de moins que les hétéros

Voilà pourquoi les gays sont également discriminés sur le salaire. En moyenne, ceux-ci touchent 6% de moins qu’un hétéro, selon une autre étude réalisée en janvier par les deux chercheurs. « C’est au moment des augmentations que la discrimination s’opère », précise Ferhat Mihoubi.

Les homos cadres touchent ainsi 9% de salaire de moins qu’un cadre au même poste, selon ses observations. Au final, et cela serait aussi dû au fait qu’ils chercheraient plus longtemps un environnement professionnel épanouissant, les gays passent plus de temps à se stabiliser dans l’emploi, révèlent les chercheurs. Ils présentent un taux de turnover bien plus élevé que les hétérosexuels : 13,4% contre 6,2%. « La révélation fortuite [de l’homosexualité, NDLR] peut conduire à des phénomènes de harcèlement, voire même de licenciement », estime Ferhat Mehoubi. Ce dernier annonce la publication d’une troisième étude sur la discrimination des homosexuels sur le lieu de travail et sur les effets du coming-out sur le marché du travail, d’ici l’automne.

Elodie Buzaud © Cadremploi.fr



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Vos réactions
  • Hervé
    Et cela n'est pas prêt de changer malheureusement!

    Répondre


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