Quand Renault et Daimler Benz échangent leurs ingénieurs
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Quand Renault et Daimler Benz échangent leurs ingénieurs


Etre embauché au sein du constructeur français et bosser pour l’Allemagne ? Ou vice-versa ? C’est l’aventure de plusieurs dizaines d’ingénieurs Renault et Daimler Benz qui font cause commune. Un bon moyen de développer des autos à moindre coût. Et d'éviter des licenciements.

La disette des ventes pousse les constructeurs à mettre en commun leurs ingénieurs de recherche. Et si le groupe Daimler Benz (Mercedes et Smart) ne connait pas la crise, il est néanmoins ravi de profiter du savoir-faire d’autres marques, moins chanceuses. « Nous travaillons avec les ingénieurs Renault pour développer deux nouvelles autos qui verront le jour en 2014 », reconnaît Annette Wickler. Cette dernière est directrice générale de Smart et les autos qu’elle évoque sont la future Fortwo (le modèle emblématique de la marque) et la Forfour une nouvelle voiture à cinq portes.

En pratique, plusieurs dizaines d’ingénieurs du Technocentre Renault travaillent ainsi directement pour le constructeur allemand, qui, du coup, n’a pas eu à augmenter les capacités de son centre de R&D de Boblingen près de Stuttgart. “Et, surtout, par ce biais, nous n’avons pas eu besoin de débaucher chez nos concurrents, méthode que nous réprouvons”, précise-t-elle.

Transfert de technologie

Mais quel est l’intérêt de Renault dans ce “prêt” de compétences ? C’est un excellent moyen d’éviter d en passer par des licenciements pendant une période difficile, pour le constructeur français. “Mais c’est aussi l’occasion pour Renault de développer une nouvelle voiture à moindre coût”, observe Pitt Moss, le directeur du marketing de Smart. Car la Forfour, conçue en partie au Technocentre français, servira également de base à la future Twingo.

Cet échange de bons procédés, initié par Smart, a donne des idées à sa grande sœur Mercedes. Cette dernière a elle aussi signé un accord avec Renault : et ce sont d’autres dizaines de cadres français, ingénieurs motoristes et spécialistes des trains roulants, qui travaillent aujourd’hui avec leurs homologues de Stuttgart pour mettre au point la future berline allemande. Elle aussi pourrait servir de base à un modèle haut de gamme français.

Reste, évidemment, à différencier suffisamment les autos pour que les consommateurs ne confondent pas une Smart et une Twingo, une Mercedes et une Renault. C’est l’affaire des designers et des marketeurs. Deux compétences qu’il est hors de question de partager.

Le "prêt de cadres" en vogue

Un nouveau dispositif de "détachement de cadres" a été inauguré le 20 juin par le pôle de compétitivité Systematic Paris-Région. Il propose aux PME d'accueillir un cadre de 45 ans et plus pendant 12 à 18 mois pour un tiers de son coût (le reste du salaire étant versé par le grand groupe et l'Etat via les Fonds de revitalisation). Si les conditions sont réunies, ce dernier peut choisir de rejoindre la PME à la suite de sa mission. 10 groupes sont partenaires de cette initiative : Schneider Electric, Sagem, EADS, Air France, Alcatel Lucent, DCNS, Saint Gobain, Sanofi, Thales, Total. 19 PME se sont montrées intéressées dans le cadre d'une trentaine de projets. Les demandes et les offres concernent actuellement avant tout les fonctions de responsable de l'export, du développement de marchés ou responsable d'une unité d'exploitation. E. B.

 

Michel Holtz © Cadremploi.fr, à Stuttgart.



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