Salaires : les jobs en or 2012
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Salaires : les jobs en or 2012


Directeur administratif et financier, chargé d'affaires entreprise, contrôleur de risque de marché, fiscaliste... Voici le palmarès des jobs qui rapportent cette année, selon le cabinet Robert Half, présenté en avant première sur Cadremploi.

"En 2012, le marché de l'emploi des cadres est plus un marché de remplacements qu'un marché de créations de poste", note Bruno Fadda, associate director de Robert Half International France. Pas d'euphorie pour les cadres, donc : il s'agit plus que jamais de cibler les opportunités. Ca tombe bien, "c'est le retour sur le devant de la scène de certains métiers", rapporte le cabinet de recrutement. En amont de la publication de ses études de rémunérations 2012 en septembre, voici le palmarès des quatre "jobs en or 2012", élus par ses experts.

 

Le directeur administratif et financier, ‘Job en or 2012’ en Finance d’Entreprise

L’analyse de Bruno Fadda, associate director de Robert Half International France : « Les directeurs financiers ou responsables administratifs et financiers de PME et filiales de groupe ont vu le nombre d’opportunités qui leur étaient offertes se renforcer significativement en 2012 : +40% par rapport à l’année précédente (offres enregistrées par Robert Half). »

Combien gagne un directeur administratif et financier ?

Le montant global de la rémunération brute annuelle (fixe + variable) peut être impacté à la hausse si l’entreprise est en LBO ou cotée en bourse. Le variable est souvent composé d'un package qui peut comprendre : des primes sur objectifs personnels et société (de 0 à 35%), une voiture de fonction, sans compter les stock-options ou les prises de participation au capital, ainsi que l’intéressement et la participation.

Quelle est sa fonction ?

Véritable conseiller de la direction générale, de plus en plus exposé et impliqué dans les décisions de l’actionnariat, le directeur administratif et financier a pour rôle essentiel de veiller à la pérennité financière de son entreprise, à la fiabilité et à la transparence des comptes, mais également d’apporter son support dans le pilotage stratégique de l’activité (évolution des business models, définition des prix / marges, optimisation des ressources…). Il propose à la direction générale et/ou aux actionnaires ses analyses en matière de choix d’investissements, développement d’affaires et d’orientation stratégique. Il intervient également dans les montages de financements spéciaux et les projets de croissance externe.

Plus qu’une expertise technique pointue en comptabilité/ fiscalité, c’est un véritable savoir-faire en matière d’aide à la décision sur le pilotage de l’activité qui est attendu par l’entreprise. Dans la situation actuelle, il doit démontrer son savoir-faire en matière de conduite du changement (organisation, management, planification des tâches et des projets...). L’un des challenges majeurs des Directeurs Financiers à l’heure actuelle est de mettre en place une organisation et des systèmes d’information intégrés afin d’obtenir rapidement des données fiables, précises et uniformes en provenance des différentes entités qui composent leur entreprise.

Quel est son profil ?

- Diplômé(e) d’une école supérieure de commerce ou d’une formation universitaire du type MSG/ DESS Finance - Master II Finance, parfois complétée par le cursus d’expertise comptable (DCG/DSCG/Expertise).

- Une expérience large acquise en entreprise (en contrôle de gestion/contrôle financier par exemple), souvent précédée par un passage en cabinet d’audit ou d’expertise comptable.

- Les profils mixtes Ingénieur et 3ème cycle de gestion très appréciés dans des environnements techniques et/ou industriels.

Quelle évolution de carrière ?

Très exposée, cette fonction peut s’avérer être un tremplin vers un poste de direction opérationnelle voire de direction générale.

 

Le chargé d’affaires entreprises, ‘Job en or 2012’ dans la Banque de Réseau

L’analyse de Thierry Mageux, business development director de Robert Half Financial Services : « Après plusieurs années de ‘disette’, le métier de chargé d’affaires entreprises, revient sur le devant de la scène. Malgré les contraintes liées à Bale III, les banques recherchent des collaborateurs immédiatement opérationnels, capables de développer un courant d’affaires auprès des entreprises tout en maîtrisant les risques associés. »

Combien gagne un chargé d’affaires entreprises ?

Quelle est sa fonction ?

PME-PMI : Au sein d'un centre d'affaires entreprises, il assure le suivi et le développement d’un portefeuille de PME et PMI dont le chiffre d’affaires varie de 1 à 150 M€. Il conseille ses clients en matière de financement (court, moyen et long termes), de gestion des flux et des capitaux, et d'ingénierie financière.

Grandes entreprises : Au sein d’un centre d’affaires Corporate, il gère et développe un portefeuille d’entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 150 M€. Il intervient pour le compte d’une clientèle nationale et/ou internationale et assure le suivi et le développement des relations commerciales. Il étudie les besoins de sa clientèle et propose des solutions adaptées, comme des opérations ou des montages spécifiques nécessitant l’appui d’experts métiers (trade finance, financements structurés, cautions et garanties, cash-management …).

Quel est son profil ?

- Une formation supérieure (école de commerce, université) ou professionnelle (ITB/CESB)

- De sérieuses compétences techniques et commerciales.

Quelle évolution de carrière ?

Le chargé d’affaires entreprises peut évoluer vers plusieurs voies. Les plus traditionnelles sont une évolution hiérarchique vers un poste d’adjoint ou de responsable de centre d’affaires entreprises, et parfois vers la gestion d’un portefeuille de grandes entreprises. D’autres options sont possibles vers des fonctions spécialisées (épargne salariale, international, haut de bilan,…) ou siège type audit ou inspection. Il est à noter que les évolutions sur ces derniers postes s’effectuent généralement par le biais de la promotion interne.

 

Le contrôleur de marché, ‘Job en or 2012’ dans la Banque de Financement et d’Investissement

L’analyse de Thierry Mageux, business development director de Robert Half Financial Services : « Le marché du contrôle des risques est en forte croissance de par les contraintes réglementaires et la mise en évidence des risques potentiels dans la gestion des produits dérivés ou structurés. Les experts opérant au sein d’équipes très qualifiées et très spécialisées voient leur rémunération de plus en plus valorisée par les employeurs potentiels. Cette fonction est très recherchée en salle de marché ou en société de gestion. Les profils disposant de 5 à 7 ans d’expérience sont particulièrement appréciés. »

Combien gagne un contrôleur des risques de marché ?

Quelle est sa fonction ?

Intégré au sein de la direction des risques, il travaille sur la cartographie et la certification des risques dits de marché. Ces équipes sont généralement composées de profils « qualitatifs », plus particulièrement dédiés à la méthodologie et à l’aspect réglementaire et de profils « quantitatifs » qui se consacrent à la validation de modèle. Ces équipes se sont étoffées au cours des deux dernières années du fait des réglementations Bâle III et Solvency 2.

Quel est son profil ?

- Bac+5 type école de commerce pour les profils qualitatifs

- Bac+5 type école d’ingénieurs OU DEA en mathématiques ou en statistiques pour les profils quantitatifs

Quelle évolution de carrière ?

Vers un élargissement des risques gérés (crédit, opérationnels) ou vers le conseil principalement.

 

Le fiscaliste, ‘Job en or 2012’ dans le secteur Juridique & Fiscal

L’analyse de Sophie Hauret, division manager de la division Juridique & Fiscal de Robert Half International France : « Les directions financières des entreprises se mobilisent pour maîtriser l’ensemble de leurs charges et notamment la fiscalité dont le poids se renforce. Ainsi, dans un marché très réglementé, s’adapter rapidement aux évolutions fiscales et surtout les anticiper constituent un avantage certain pour l’entreprise. Face à l’empilement et la complexité d’une législation fiscale très dense et en mouvement permanent, de plus en plus d’entreprises recrutent des fiscalistes. »

Combien gagne un fiscaliste ?

Quelle est sa fonction ?

Très souvent rattaché à la direction fiscale ou à la direction financière, parfois à un secrétariat général ou à une direction générale, le fiscaliste supervise toutes les problématiques fiscales, locales et/ou internationales de sa société. Son rôle est donc d’être en veille sur les évolutions de la législation fiscale, de la réglementation et d’émettre des alertes sur tout risque fiscal qu’il identifierait ; d’optimiser la fiscalité de sa société ou de son groupe ; de conseiller les directions opérationnelles sur l’ensemble de leurs actions pouvant avoir un impact fiscal tout en pilotant les éventuels contrôles fiscaux et gérant les contentieux.

Quel est son profil ?

− Bac + 5 avec une spécialisation en fiscalité

− Bonnes connaissances des techniques financières et comptables.

Quelle évolution de carrière ?

Au sein d’une entreprise, un Fiscaliste peut, avec l’expérience des années, briguer un poste de directeur fiscal mais aussi faire évoluer sa carrière en prenant des fonctions à l’international. Autre voie possible : rejoindre un cabinet d’experts en fiscalité.

Marine Relinger © Cadremploi.fr



Commentaires

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Vos réactions
  • Agacé
    Pourquoi le mot "Job" (Anglais pour Emploi, tache, mission, poste etc.) a-t-il remplacé ses équivalents en Français ?
    Est-ce que "Job" serait plus chic ?

    Répondre


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