L'histoire

 

La Brûlerie d'Alré, implantée dans la zone du Kénéah à Plougoumelen (Morbihan), a fêté ses 40 ans l'année dernière, avec à sa tête Erik Hébert.

« Ma mère tenait une brasserie. Mon beau-père dirigeait, à Paris, une entreprise de fabrication de machines à café, explique le patron. Une rencontre professionnelle puis passionnelle s'est concrétisée par un magasin à Auray, rue Barré, en 1971. Homme d'affaire averti, mon beau-père s'est mis à faire des tournées pour distribuer le café et équiper les bars en machine à café. »

La réussite ne s'est pas fait attendre. L'entreprise trop à l'étroit s'est implantée dans une zone artisanale afin d'y construire un bâtiment industriel. « En janvier 1977, les travaux ont démarré au Kénéah, mais quelques mois après, mon beau-père nous a quitté des suites d'une maladie. » Erik a 18 ans, il décide de continuer avec sa mère qui nomme un directeur commercial pour gérer la société.

Des investissements, des emplois

Après avoir vu l'arrivée, en 2000, de son fils aîné Hugo, âgé de 25 ans, aujourd'hui Jimmy, son deuxième fils, intègre la société à l'âge de 20 ans.

Cette année, l'entreprise a investi un million d'euros, avec une extension de 1 000 m² pour y construire un nouveau bâtiment, avec deux machines neuves de conditionnement. Cet investissement est en corrélation avec un tout nouveau produit que la société vient de commercialiser.

« Le marché de la dosette chez les professionnels a été une demande récurrente, explique Erik Hébert. Une marque connue du grand public a ouvert une brèche sur ce marché. Après avoir analysé et étudié la faisabilité, nous avons décidé de nous lancer dans l'aventure. »

Le lancement du produit, qui a démarré il y a quelques mois, va nécessiter la création de deux emplois en CDI.

« L'effectif de trente personnes qualifiées représente la vraie valeur de l'entreprise, souligne Erik Hébert. Mon objectif est de transmettre à mes deux fils afin qu'ils puissent la développer et la pérenniser. »