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BPCE : la justice rouvre le dossier Pérol

François Pérol, président du directoire de BPCE.

François Pérol, président du directoire de BPCE. Crédits photo : ERIC PIERMONT/AFP

Une information judiciaire est ouverte sur les conditions de son arrivée en 2009. Les spéculations sont ravivées au sein du groupe, qui veut aussi clore le chapitre de l'intégration Caisses d'épargne-Banques populaires.

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«Les crocodiles ont quitté la berge.» C'est ainsi qu'une source interne décrit le climat actuel au siège de BPCE, le groupe bancaire né fin 2009 du rapprochement des Banques populaires et des Caisses d'épargne.

Une agitation qu'une décision de la Cour de cassation rendue mercredi va à tout le moins entretenir vis-à-vis de François Pérol, le président du directoire. La juridiction suprême a cassé l'arrêt de la cour d'appel qui avait rejeté en mars 2011 les demandes d'enquête sur une éventuelle «prise illégale d'intérêt» lors de la nomination, en mars 2009, de François Pérol, à l'époque secrétaire général adjoint de l'Élysée. La Cour de cassation a ordonné l'ouverture d'une information judiciaire qui sera dirigée par le juge d'instruction Roger Le Loire. Les syndicats SUD et CGT avaient formé une plainte contre le «parachutage» de François Pérol, dépêché en urgence auprès de Caisses d'épargne et de Banques populaires menacées par la crise financière et par la déliquescence de leur gouvernance. Une nomination à leurs yeux contraire à la loi, qui interdit aux fonctionnaires d'être embauchés par des entreprises sur lesquelles ils ont exercé une autorité directe.

L'information judiciaire promet de relancer de longs débats sur la lettre de la loi et les nécessités créées par la crise financière. Mais, pour l'heure, elle vient souffler sur les braises chez BPCE. Le jeune groupe mutualiste, dont le conseil a renouvelé sa confiance à François Pérol mercredi, a cependant déjà les yeux braqués sur l'échéance de son mandat, mi-2013. D'autant plus que l'alternance politique a fragilisé la position du président du directoire, respecté pour ses compétences mais d'abord catalogué par la gauche comme un proche de Nicolas Sarkozy. «François Hollande ne fera pas de chasse aux sorcières, cela ne veut pas dire qu'aucune tête ne tombera», commente un expert. «Mon job dépend de mes actionnaires, les Banques populaires et les Caisses d'épargne. C'est à eux de dire si je le fais bien ou pas. (…) BPCE est un groupe privé», déclarait François Pérol au micro de BFM le 10 mai, un brin provocateur, mais aussi fort de son bilan: BPCE «perdait de l'argent, il en gagne; il perdait des clients, il en gagne; il était financièrement fragile, il est aussi solide que les autres banques.»

«L'âge adulte»

Le contexte échauffe pourtant les esprits, dans et au dehors du groupe. En interne, certains commencent à se positionner en vue d'une éventuelle succession, quitte à la précipiter. Selon plusieurs sources, Olivier Klein, membre du directoire, aurait mené campagne ces dernières semaines. La stratégie à adopter vis-à-vis de Natixis, et en particulier de ses activités de banque d'investissement, cristalliserait aussi les débats internes.

Mais, pour les proches du dossier, l'arrivée d'une personnalité de l'extérieur est plus probable, avec un nom en tête de liste: Philippe Wahl. L'actuel patron de la Banque postale, réputé de gauche, a été le numéro deux de l'Écureuil (1999-2003) où son réformisme est salué par les uns, mais en a bousculé beaucoup d'autres.

BPCE revendique cependant aujourd'hui d'être arrivé à «l'âge adulte», explique une source interne: «Pas question qu'on nous impose cette fois notre patron.» Le groupe voudrait en apporter la preuve: selon nos informations, il compte clore cet été le dossier de la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires. En 2009, l'opération avait été réalisée dans la douleur sur la base de la parité entre les deux groupes, malgré le poids supérieur de l'Écureuil. Rendez-vous était pris en 2014 pour réévaluer le cas échéant la gouvernance à 50/50 et le poids des actifs apportés à l'origine par les «rouges» et les «bleus». Le conseil de BPCE pourrait décider de figer les choses en l'état, s'évitant ainsi de rouvrir une boîte de Pandore susceptible de relancer les guerres internes.

LIRE AUSSI:

» BPCE: un juge enquête sur la nomination de Pérol

» François Pérol entendu par la Brigade financière

» François Pérol se défend de toute faute déontologique 

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31 commentaires

  • Ah, le président normal a encore quelques copains de l'ENA a casser, pousses toi de la que je m'y mette !!!
    faut faire de la place à tous ces gens, ils tirent tous une tête pas possible.
    on ne se fait pas d'illusion, le suivant ne sera pas mis en place par sa compétence, mais par copinage, au gouvernement aucun n'a une seule petite compétence dans son ministère, on se demande si ça ne s'est pas fait à la courte paille, soyons juste, Valls est un homme intègre et bosseur, l'exception qui confirme la règle.

    • Alice Schmitt
      La Caisse des Dépôts et Consignations au service d'elle-même des centaines de milliards d'euros d'argent public sans contrôle
      Qui contrôle la CDC ? Personne !
      Pas très efficace malgré ses privilèges
      La CDC "trustée" par les énarques
      Salariés de la Caisse : 89 000 euros par an
      Les collectivités locales, obligées de la CDC
      La CDC : "n°1 du logement social". Mais où sont les logements ?
      Des fonctionnaires experts en PME

  • Le clan Sarkozy c'est : Bertrand (mis en examen), Courroye (mis en examen), Woerth (mis en examen), Donnedieu de Vabres (mis en examen), Bazire (mis en examen), Gaubert (mis en examen et condamné par ailleurs en première instance), Squarcini (mis en examen), Tron (mis en examen), Aeschliman (mis en examen), Hortefeux (deux fois mis en examen et condamné en première instance), Takieddine (mis en examen), Santini (poursuivi en justice), Lagarde (poursuivie par la Cour de Justice de la république), Richard (fraude fiscale pour 660 000 €), Juppé (condamné), Wildenstein (mis en examen) et Sarkozy accusé par Thibout et le chauffeur des Bettencourt d'avoir reçu des enveloppes, par Joktane d'avoir reçu des mallettes de Bongo, par le père et le fils Kadhafi, un document sans doute avéré et le médecin de Takieddine d'avoir été financé par la Libye, par les épouses Gaubert et Takieddine d'avoir cherché en Suisse des fonds, par Thibout d'avoir été financé via Maistre et Woerth par Bettencourt, par les carnets Banier d'avoir demandé et reçu du liquide entre les deux tours de 2007 de Bettencourt, c'est l'appartement de la Jatte avec 3 millions d'emprunt déclarés jamais trouvés, des factures de travaux jamais montrées, une fausse déclaration de patrimoine en 2007 où n'apparaissent ni bijoux (Cécilia Attias, à l'époque Sarkozy et déclarante commune en 2007, a déclaré 500 000 € de bijoux volés en janvier 2009), ni meubles (alors qu'il y a un garde meubles), ni collections (déclarées et sous-évaluées en 2012 à 100 000 €, la seule de montres était déjà évaluée en 2010 à 140 000 €), ce sont les affaires Karachi, Sawari II, Miksa, Tapie, Balladur, Bongo, Bettencourt, Kadhafi : Affaire Tapie ici : http://issuu.com/imhotepav/docs/adidas Affaires Woerth ici (190 pages, près de 180 références, dernière mise à jour en juin 31é édition) : http://issuu.com/imhotepav/docs/woerth , 125 déclarations de Sarkozy qui permettent de juger de qui est Sarkozy ici : http://issuu.com/imhotepav/docs/autobiographie et tous les fiascos, mensonges et les 125 affaires du clan Sarkozy ici : http://issuu.com/imhotepav/docs/sarkozyland Le tout est gratuit et à faire circuler abondamment.

    • "Sarkoland" ou l'histoire d'une République livrée démocratiquement et clés en main à la mafia UMP pour être transfigurée en "république bananière"

    • thomas principe
      A T'IL ENTENDU PARLER DE
      Jean-Claude Méry ( cassette )

  • La Justice commet bévues sur bévues, mais pour la chasse aux sorcières sous influence politique, là, il y a toujours le temps de sasser et de ressasser un dossier!

  • Revoila le coeur des pleureuses qui n'ont toujours pas compris qu'on vit dans un pays ou on vote allègrement et aveuglément des lois et règles "absurdes".

    Et évidemment, quand une de ces loi ou règles est appliquée tout le monde fait semblant de tomber des nues. Surtout quand ça concerne d'autres prersonnes que des citoyens de base...

    Donc un monsieur "conseiller" de l'Exécutif au service de l'Etat et initiateur d'une opération de réorganisation financière privée est nommé responsable de cette entitée privée.

    Avec un gros mensonge de l'exécutif au passage affirmant que la commission de déontologie à été consultée ce qui est totalement faux.

    Si la Cours de Cassation dit qu'il y a matière à enquète, on ne doit que s'incliner.

    Mais si ces lois est règles sont absurdes, il faut les supprimer, mais arrétez de venir pleurer. Faut AUSSI savoir assumer.

    • Avatar Abonné

      Perol a parfaitement réussi à redresser l'établissement. Je ne pense pas que nous pourrons être aussi élogieux vis à vis de Hollande dans deux ans...

      • ldx

        Je ne vois pas où trouver la réussite !!!! le cours de bourse de natixis se traine péniblement à 2 € pour un cours d'introduction à + de 20 € !!.Pour info natixis est la banque d'investissement de la bpce .
        Par ailleurs comparez Pérol à Hollande c'est comme additionner les carottes et des poireaux comme l'instit nous disait .Cela n'a rien de comparable entre diriger une banque privée et un état .Votre remarque manque de pertinence.

    • Skieted

      On peut rouvrir l'affaire des ( 25 mai 1995
      HLM-Paris : Georges Pérol mis en examen. L'ancien directeur général de l'Opac de Paris est poursuivi pour trafic d'influence.

    • Aaaahhhh Tonton... Que ne feraient pas bien des figaronautes sans lui.... un vrai bonheur ce monsieur mais malheureusement il a eu le mauvais gout de mourir avant....

      Mais dans 20 ans encore... à toute "salade" à droite, on dégainera "Tonton !", donc "on peut" !

      Voulez vous que je vous rappelle ses autres turpitudes ou vous y arriverez tout seul ?

  • Avatar Abonné

    Une nouvelle casserole pour les sarko boys. Et ce n'est pas fini.
    les cadavres vont sortir des placards.
    Et dire que certains à l'UMP ont vilipendé Mitterand pour des combines.

  • c'était un grand favori du roi déchus placé en accord de tout les courtisant si certaines règles non pas était respectés dehors