Cyclisme. Une enquête ouverte sur Europcar par le parquet de Paris

Selon nos confrères de L’Equipe, une enquête préliminaire a été ouverte sur l’équipe cycliste Europcar au mois d’août dernier. Citant la procureur du Pôle Santé du Parquet de Paris, Dominique Pérard, cette ouverture ferait suite à des informations faisant état de possibles infractions aux règles antidopage.

Une enquête ouverte au mois d'août dernier

L’ouverture de l’enquête daterait du mois d’août dernier. Mais l’information n’a été confirmée que ce mercredi soir par la procureur du Pôle Santé du Parquet de Paris, Dominique Pérard, à nos confrères de L’Equipe. Cette enquête aurait été ouverte à la suite de la transmission d’éléments aux enquêteurs, qui concerneraient un usage possible de perfusions de récupération effectuées le soir d’étapes du dernier Tour de France à l’hôtel de l’équipe, et de la consommation détournée de corticoïdes.

« Rien n’est avéré », selon la procureur

« Je n’ai pour l’heure aucun retour du terrain concernant cette enquête, qui se poursuit, a déclaré Dominique Pérard au quotidien sportif. Bien sûr, les faits dénoncés sont relatifs à des pratiques interdites et se seraient passés lors du dernier Tour. Mais rien n’est avéré au moment où je vous parle. Vous savez, des enquêtes préliminaires, on en ouvre beaucoup. Et souvent, on ne débouche sur rien… »

Des perfusions rapportées par d’autres coureurs

Les éventuelles perfusions ne concerneraient pas l’injection de produits dopants, mais plutôt à l’utilisation de vitamine B, comme de la Bécozyme. Un procédé également interdit. Quant aux corticoïdes, qui sont notamment autorisés hors compétition, et interdits en compétition lorsqu’ils sont administrés par voie orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale, il est compliqué par les laboratoires de connaître la technique d’administration. Mais, selon les informations révélées par L’Equipe, il aurait été rapporté aux enquêteurs -par des acteurs du cyclisme français, les perfusions auraient perduré chez Europcar lors des récentes courses à étapes en 2012.

Le docteur d’Europcar, Hubert Long réfute

Rien ne confirme, aujourd’hui, l’exactitude de ces informations. Une enquête préliminaire ne prouve pas toujours la culpabilité. Ce cas est donc à prendre avec des pincettes. D’autant plus que la formation vendéenne est soumise à des jalousies depuis ses bonnes performances de la saison passée sur le Tour de France. Certains intéressés ont d’ailleurs réagi.

C’est le cas du docteur Hubert Long, médecin d’Europcar et toujours cité par le quotidien sportif : « Je réfute avec force ces rumeurs. Jamais nous n’avons employé ce genre de méthodes. Lorsqu’une équipe commence à obtenir des résultats sportifs, les rumeurs se multiplient. C’est classique. Et pitoyable… »

Bernaudeau répondra jeudi

De son côté, le directeur sportif d’Europcar, Jean René Bernaudeau nous a indiqué n’être « au courant de rien ». Et d'enchaîner : « On ne m’a jamais parlé de cette enquête, je ne comprends pas, on n’a rien à cacher. Je savais qu’il y avait beaucoup de jalousies mais à ce point… Nous répondrons à toutes les questions comme nous l’avons toujours fait ». Il répondra donc plus officiellement jeudi de Liège, à l'avant-veille du départ du Tour de France.