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Volvo Ocean Race 2012 : course à la voile

Chine

Volvo Ocean Race. Suivez le départ de la 4e étape en direct !

Voile lundi 20 février 2012

Les six équipages de la Volvo Ocean Race, fine fleur de la course au large, quittent -si la météo le permet- Sanya (Chine) lundi pour Auckland (Nouvelle-Zélande), capitale mondiale de la voile et terme d'une 4e étape qui pourrait être déterminante.

«Gagner à Auckland, c'est remporter la Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande» : le Français Thomas Coville, chef de quart sur Groupama 4 (3e au classement général provisoire), résume l'enjeu de cette régate de 5220 milles (environ 9500 km).

Samedi, les six VO70 -monocoques tout carbone de 21,50 m de long- auront participé à une «in-port» race (régate côtière), mise en bouche comptant elle aussi pour le classement de la 4e étape. Les organisateurs de la course n'excluaient cependant pas samedi de repousser de quelques jours le départ pour Auckland en raison de vents violents et d'une mer énorme dans le sud de la mer de Chine.

La course, partie le 5 novembre d'Alicante (Espagne), est dominée par le voilier espagnol Telefonica, skippé par Iker Martinez, Marin de l'année 2011 pour la Fédération internationale de voile (ISAF). Equipage excellent, navigateur (l'Australien Andrew Cape) hors pair et super bateau: vainqueurs des 3 étapes océaniques, les Espagnols impressionnent et ont déjà pris une option sur la victoire finale. Le parcours Sanya - Auckland, qui fera passer les six voiliers par le sud de la mer de Chine, la mer des Philippines et le Pacifique, devrait être assez varié sur le plan météo, selon Coville.

«On va a priori avoir du près dans de la mer et du vent très fort, ainsi que du portant, indique-t-il. Une étape piégeuse et d'une importance capitale, encore plus en termes psychologiques qu'en termes de résultat sportif». «A Auckland, poursuit Coville, on aura une première idée de qui peut se présenter pour la victoire finale début juillet, à Galway (Irlande). On le sent dans les préparatifs en Chine en ce moment : il y a une attention particulière».

Les Néo-Zélandais menaçants

Les Néo-Zélandais de Camper, 2e au général, devraient être particulièrement menaçants sur cette étape: une arrivée victorieuse dans la baie d'Auraki aurait des allures de triomphe, un de plus pour les marins kiwis. «On a un concurrent direct qui est Camper, souligne Coville. Nous sommes troisièmes et nous le rattrapons. Revenir sur eux en gagnant à Auckland serait très important, psychologiquement et en termes de points».

Camper est skippé par un Australien, Chris Nicholson, et compte sept Néo-Zélandais dans son équipage. Mais Groupama 4 a lui aussi son Kiwi, le numéro un (équipier d'avant) Brad Marsh, et lui aussi aimerait bien arriver le premier à Auckland. «Ce serait bien que Brad soit le premier Néo-Zélandais à arriver à Auckland, confirme le skipper de Groupama 4 Franck Cammas. Nous allons tous nous battre pour ça. Auckland est un endroit qui compte de nombreux fans de course au large».

«On sait que l'arrivée sera extraordinaire et très, très bien fêtée par la population, conclut-il. Alors si on peut arriver avec notre kiwi en tête, on serait vraiment heureux !» Pas sûr que Ken Read, Ian Walker et Mike Sanderson, skippers de Puma (USA/4e), Abu Dhabi (UAE/5e) et Sanya (CHN/6e) l'entendent de cette oreille... Réponse dans la «City of Sails» aux alentours du 8 mars.